Faibles-Forts

Si tu fais cela, tu es un faible. Les faibles n'ont pas leur place ici. Les faibles ne sont pas avec nous. Les faibles sont juste bons à nourrir les forts. Seuls les forts valent quelque chose. Si tu te mutiles, tu es un faible. Oh oui, je sais que tu n'aimes pas ce mot. Il te fait peur hein ? Mais c'est ce que tu fais. Oui, tu te mutiles. Et ainsi tu deviens faible. Tu voulais être une grande personne, tu voulais être quelqu'un ? Tu es devenu une personne moyenne, un inconnu sans importance. Si tu veux redevenir fort, il va falloir te surpasser. Non, te mutiler ne fais pas de toi que tu te surpasses. Au contraire, tu te rabaisses en dessous de la moyenne des pauvres êtres errants dans ce bas monde. Tu deviens un moins que rien. Les moins que rien n'ont rien à faire avec nous. Nous n'avons pas besoin des faibles. Les faibles sont juste la nourriture des forts. Seuls les forts subsistent. Au fond de toi, tu es un fort. Il va falloir te surpasser pour retrouver ton rang originel. Si tu persiste dans cette voie que tu suis pour le moment, il ne va rester de toi qu'une loque de chair sans âme. Si au contraire, tu décides de te surpasser, de donner le meilleur de toi, peut-être que tu arriveras à retrouver ta place parmis nous. Sans doute que tu maudiras toute ta vie ces marques que tu garderas toute ta vie. Ce sont les marques de ta vie de faible. Il faut les regarder avec dédain, te rapellant l'endroit où tu ne dois plus jamais retomber. Les faibles servent de nourriture. Ils font grandir les forts. Redeviens un fort. Reviens avec nous. Si tu restes faible, il ne te restera plus qu'à mourir. Mourir en faible alors que tu rêvais d'être un héros. Ne t'invente pas une vie. Vis ta vie. Sors de là ou rejoint-nous. Tu es un fort. Redeviens un fort. Tu es un fort.
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# Online seit Samstag, 20. Oktober, 2007 um 19:07

Petit écrit : la vie e(s)t la mort

Tu veux connaitre l'enfer ? Alors reste sur terre. Mais sache aussi que te tuer ne résoudra pas les choses pour autant, car après la mort, il n'y a pas de paradis.

La mort n'est qu'une étape. On meurt, puis notre esprit se vide, nos souvenirs disparaissent, nos pensées aussi. Puis notre conscience, débarrassée de tout ce qui nous caractérisait, va dans un autre corps et la vie recommence ainsi, sans fin aucune.

Pourquoi vouloir mourir alors, on recommencera toujours à vivre. Sauf que cette fois-ci, on aura perdu tous nos proches, tous nos amis, tous ceux pour qui on comptait. On ne sera plus qu'une simple coquille vide. On ne se souviendra même plus de ce que l'on était avant.

Puisqu'il n'existe que la vie après la mort, pourquoi vouloir mettre fin à celle qui se déroule en ce moment, celle "d'avant" ? Il vaudrait sans doute mieux essayer de transformer cet enfer quotidien en quelque chose de mieux, qui pourrait se rapprocher d'un paradis, afin que, lorsque nous mourons, nous puissions revivre dans un véritable paradis.

Il faut que notre vie ait servie à quelque chose. Cela peut être n'importe quoi, un service rendu qui a changé la vie d'une personne, un bon travail et une famille, voire même l'invention d'un tout nouveau carburant non polluant pour notre planète et disponible pour tous, je n'en sais rien.

Il suffit que notre vie ait changé celle de quelqu'un d'autre pour qu'elle ait servie à quelque chose. Une fois celfait, deux possibilités s'offrent à nous : soit continuer de vivre, afin de changer la vie d'une autre personne pour rentabiliser au mieux notre temps sur Terre, ou alors baisser les bras et tout recommencer à zéro.

Personellement, je n'arrive pas à me décider de la marche à suivre. Je sais que j'ai changé la vie d'au moins une personne, mais je suis torturé entre l'idée séduisante de tout recommencer, sans être certainement sûr que je pourrais réellement tout recommencer, et l'idée non moins séduisante, de parcourir le monde pour changer d'autres vies.

Je terminerai simplement par cette phrase trouvée quelque part :
"Whoever saves one life, saves the world entire"
Petit écrit : la vie e(s)t la mort
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# Online seit Freitag, 17. August, 2007 um 19:46

Geändert am Freitag, 17. August, 2007 um 19:57

Les choses changent

Le monde n'est que couleur. Je deviens rouge de rage de ne pas voir de vert. On m'a dit que le vert est moche. Mais qui donc décide de ce qui est moche ou pas. Moi tout ce que je peux vous dire, c'est que le vert tel que je le vois n'est qu'une nuance de gris. L'orange aussi est une nuance de gris, comme le bleu ou le rouge. Mais à cause de mon daltonisme, je ne pourrais pas vous dire si le ciel est à l'orage, où s'il s'agit simplement d'un bleu roi.

Je dessine beaucoup aussi. Pour ne pas "m'endicaper" dans mes travaux, je ne dessine qu'aux crayon de papier. Aucun de mes dessins ne sont en couleur.

A la maternelle, on me prenait pour un attardé même pas fichu de faire la différence entre du jaune et du bleu. Mais pour moi, ce n'était que du gris. Je suivais les cours comme tout le monde et il s'est avéré que j'étais le meilleur de la classe dans toutes les matières, excepté le dessin. En effet, personne ne savait à l'époque que j'étais daltonien, ma prof de dessin de l'époque non plus, et lorsqu'elle me demandait de mettre du rouge ou de faire un camaïeu de bleu, je lui coloriais les zones dites en gris. Je demandais alors à mes camarades si ce crayon ou cet autre crayon était rouge, bleu, vert ou jaune, et elle me trouvait dissipé dans son cours. Je lui disais alors que je ne fesais que récolter des informations dans le seul but de pouvoir accomplir les taches qu'on me demandait d'accomplir. Elle me répliquait alors que mes petits camarades feraient sans doute mieux de me tenir le crayon pendant que je sirotai tranquillement un petit café et me mettait un -2 sur mon dessin. Je ne lui ai plus fait donc que des dessins en noir et blanc, même si elle me demandait souvent de mettre un peu de couleur dans ce monde tout gris si triste. Je lui ai alors répliqué que ce monde tout gris était mon monde. Elle m'envoya donc rendre une petite visite à la psychologue scolaire, qui ne discerna chez moi aucun trouble du comportement, si ce n'est un très grand pessimisme. En effet, lorsqu'elle me demandait à quoi je pensais quand elle disait "jaune", je répondais invariablement "gris", alors qu'elle aurait préféré un autre mot comme "chaud", "soleil", ou je ne sais quelle autre notion positive. Dans son compte rendu elle nota d'ailleur que je voyais tout en noir. Lorsque je pris connaissance de cette annotation je répliquais que ce n'était pas du noir mais des nuances de gris. Malheureusement pour moi, elle non plus n'était pas au courant que mes yeux ne voyaient pas les couleurs et ne compris donc rien à la subtilité de ma remarque, si ce n'est que cela était un bon point "positif" à toute cette tristesse et ce malheur. Je devins vite très fort dans toutes les matières. En ce qui concernait le dessin, je dessinais très bien. Je dessinais presque aussi bien les portraits que ma prof puisque je n'avais durant ces quelques années qu'à me soucier de la qualité du dessin et non de l'ambiance qu'il pourrait dégager si je mettais du bleu ciel au lieu du bleu roi.

Mon daltonisme n'a été décelé que très tard, même si je me rendais bien compte que je n'étais pas comme les autres enfants.

Ce n'est que lors de mon passage en seconde, quand je passais pour une énième "visite médicale" chez la psychologue scolaire, qui ne trouvait aucune amélioration dans mon état moral, qu'on mis un nom sur ma "maladie". En effet, voyant que depuis toujours je racontais à qui voulais l'entendre que mon monde était gris, la psychologue scolaire eut une illumination. Elle me fit alors passer toute une série de tests, en commençant par me demander tout simplement la couleur de son stylo. Je lui répondais rouge, car depuis le temps j'avais apris à différencier les nuances de gris, suivant ce que j'entendais des discutions des autres. Elle me fit alors passer des tests plus compliqués composés de points de couleur et il se trouve que je ne voyais pas d'image dans tous ces points gris. Elle prit ensuite rendez-vous pour moi chez un spécialiste du daltonisme de ses connaissances qui diagnostiqua mon daltonisme. Ce fut un véritable soulagement pour la psychologue qui compris alors que je n'étais pas pessimiste ni suicidaire, mais que je voyais réellement tout en gris. Après un rapport de la psychologue et deux autres visites chez deux autres spécialistes, il fut officiellement confirmé que j'étais daltonien.

Cela posa très vite un problème en cours de chimie.

Il nous fallait en effet identifier un réactif par un changement de couleur. Il se trouve que la couleur passait de l'orange au bleu d'après ce que m'avaient dit mes camarades de l'époque. Or, l'orange et le bleu n'était chez moi qu'une seule et même nuance de gris. Après avoir pris connaissance de mon cas, le professeur de chimie m'interdit de participer aux manipulations, puisque je ne fesais pas la différence entre du permanganate de potassium et de l'eau iodée. Il acceptait néanmoins que je regarde les autres élèves, ce qui avait pour effet immédiat de m'ennerver. On me refusait tout bonnement le droit à l'éducation. Etant à cette époque vers la fin de ma crise d'adolescence, je me mis à sécher les cours de chimie lorsqu'il y avait des manipulations. Cela me valut quelques heures de retenue et des sermonades de mes professeurs. Bientôt, tout le lycée fut au courant de mon daltonisme et mon m'appella très vite "Le Dalton", "Dal", et d'autres surnoms du même genre.

Je me demande si c'est bien que je raconte comme ça mes petits malheurs personnels. Je dois aussi préciser que si vous venez sur ce blog pour voir de sublimes dégardés de couleurs, ne restez pas ici. Je ne peux néanmoins aucunement accepter de pitié de votre part, puisque je n'en ai pas besoin. Aujourd'hui, j'ai des amis, j'ai de l'argent, je vis bien et je réussi dans mes études. Que demander de plus, si ce n'est des couleurs dans ma vie ?
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# Online seit Montag, 13. August, 2007 um 19:25

Bienvenue

Bienvenue dans un monde où rien ne va, où tout n'est que nuances de gris. Bref, Bienvenue dans mon monde.

Incompris mais par jour, seulement de quoi tenir jusqu'au lendemain.

Cette phrase possède une double signification mais bon, il n'y a jamais personne pour s'en soucier.

Petite précision : quand je dis "où tout n'est que nuances de gris", c'est parce que je ne vois pas les couleurs. J'ai donc pris cet habillge que je suppose n'être que du blanc. (dites-moi tout de suite si je fais erreur).

Mais comme cet article est le dernier de ce blog, je vous dit merci d'y être arrivé et merci d'avoir lu mon blog.

Fin.
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# Online seit Montag, 13. August, 2007 um 18:36